Les arnaques fiscales liées aux impôts reprennent la plupart des caractéristiques classiques de la fraude numérique. Les criminels peuvent se faire passer pour les services d’impôts via téléphone, e-mail ou SMS, en utilisant de faux logos ou en usurpant des identités. Ils peuvent exiger des paiements immédiats, menacer de sanctions, ou chercher à vous pousser à déposer une fausse déclaration. De plus en plus, ils s’appuient aussi sur l’intelligence artificielle pour rendre leurs arnaques plus crédibles. Voici quelques signaux d’alerte à ne pas négliger :

  • Un message ou appel inattendu prétendant venir des services d’impôts.
  • Une demande de paiement immédiat sous menace d’arrestation ou de sanction.
  • Des moyens de paiement inhabituels (cartes cadeaux, cryptomonnaies).
  • Une demande d’informations sensibles (coordonnées bancaires, carte de crédit).
  • Toute sollicitation via e-mail, SMS ou réseaux sociaux.

Les arnaques fiscales les plus courantes

Hameçonnage (phishing/smishing/vishing)

Des e-mails, SMS ou appels téléphoniques peuvent prétendre provenir de la DGFiP, d’administrations fiscales locales ou de services de préparation d’impôts. L’objectif est de vous soutirer des fonds, des données sensibles ou de vous pousser à installer un logiciel malveillant. Les fraudeurs peuvent promettre un remboursement inattendu ou, au contraire, menacer de lourdes conséquences pour des impôts prétendument impayés. Quel que soit le discours, ils cherchent à obtenir davantage d’informations, à vous faire payer ou à vous inciter à cliquer sur un lien piégé.

Fraude au remboursement d'impôts

Avec quelques données personnelles (nom, date de naissance, numéro de sécurité sociale), un fraudeur peut déposer une déclaration à votre place et récupérer le remboursement. Vous ne découvrez souvent le problème que lorsque votre propre déclaration est refusée. D’autres fraudeurs envoient des e-mails ou SMS vous promettant un remboursement important et vous redirigent vers un faux site ressemblant à celui des impôts pour « vérifier vos informations ».

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Exemple de courriel frauduleux (Source : impots.gouv.fr)

Escroqueries aux faux ordres de virement (FOVI)

Les escroqueries aux faux ordres de virement (FOVI) ciblent particulièrement les entreprises. Elles consistent à amener un salarié à effectuer un virement sur un compte frauduleux grâce à l’usurpation de l’identité du véritable créancier. Ces fraudes peuvent être menées par courrier, par téléphone ou par courriel. Elles prennent différentes formes, notamment la fraude au changement de RIB reposant sur une usurpation d’identité, la fraude dite « au président » ou « au ministre », et la fraude au « faux technicien informatique », qui vise à obtenir un accès ou une action de la part de l’entreprise sous couvert d’un support informatique prétendu.

Comment repérer ce type d’escroquerie ?

  • L’interlocuteur n’est pas celui auquel vous êtes habitué ;
  • Le contenu de la demande est inhabituel (par exemple : sollicitation d’un virement international, modification de coordonnées, etc.) ;
  • La forme de la demande est elle aussi anormale : incohérences, fautes d’orthographe ou de syntaxe, adresse e‑mail très similaire à l’adresse habituelle mais légèrement différente, etc.

Comment se protéger de ces arnaques fiscales ?

Restez vigilant face aux signes classiques : messages inattendus, promesses de gains importants ou menaces urgentes. En cas de doute, ne répondez pas et signalez l’incident. Soyez particulièrement prudent avec les “astuces fiscales” trouvées sur les réseaux sociaux, surtout si elles impliquent des frais ou le partage de données personnelles. Pour renforcer votre sécurité, activez l’authentification multifacteur (MFA).