INTERPOL veut porter un coup au piratage numérique

La nouvelle initiative de l'agence mettra également en garde contre le coût élevé du repas gratuit - le risque accru d'exposition aux logiciels malveillants.

La nouvelle initiative de l’agence mettra également en garde contre le coût élevé du repas gratuit – le risque accru d’exposition aux logiciels malveillants.

INTERPOL intensifie sa lutte contre le piratage en ligne, qui a connu une croissance de 60 % dans certains pays au cours de la dernière année.

« Le piratage numérique est encore un autre domaine de criminalité impacté par COVID-19. L’enfermement lié à la baisse des revenus a connu une poussée mondiale au cours des 12 derniers mois », affirme le Secrétaire Général de l’agence, Jurgen Stock.

L’objectif de l’INTERPOL Stop Online Piracy (I-SOP) initiative (I-SOP) – qui sera dirigée par l’équipe INTERPOL chargée des marchés illicites et s’appuiera sur la coopération avec l’Agence nationale de police coréenne – est de lutter contre les cybercriminels impliqués dans divers types de piratage numérique. Il s’agit notamment de lutter contre les infractions liées aux atteintes aux droits de propriété en ligne, de démanteler les places de marché en ligne illégales, de cibler les réseaux criminels et de s’emparer de leurs avoirs.

Au-delà de la lutte contre le piratage numérique, cette initiative quinquennale verra l’Agence nationale de police coréenne coopérer avec INTERPOL pour établir des partenariats entre les secteurs d’activité, les organisations internationales et les universités.

Il n’y a rien de gratuit ici-bas

Le projet vise également à sensibiliser les gens aux menaces que représente l’utilisation de contenus piratés, notamment le risque accru de voir leurs appareils compromis par des logiciels malveillants, ce qui peut conduire à terme les acteurs de la menace à mettre la main sur des données sensibles.

En effet, selon une enquête commandée par la Digital Citizens Alliance, basée aux États-Unis, les Américains qui utilisaient des appareils ou des applications pirates étaient trois fois plus susceptibles de signaler un problème lié à un logiciel malveillant que ceux n’utilisant pas ceux-ci.

La transition vers le travail à distance, favorisée par la pandémie, a également exacerbé le problème, puisque de nombreux travailleurs à distance utilisent leurs réseaux domestiques à la fois pour effectuer des tâches dans le cadre de leur travail et pour accéder à des contenus piratés. Cette situation est particulièrement inquiétante lorsqu’il s’agit de personnes exerçant des professions qui traitent des données sensibles, comme les militaires, les agents de la sécurité nationale et les forces de l’ordre, ainsi que les professionnels de la finance, du droit et de la médecine.

Les résultats de l’enquête indiquent que : « Cinquante pour cent des personnes qui occupent des emplois pouvant inclure des informations sensibles ou confidentielles et qui ont déclaré avoir un dispositif de piratage à leur domicile ont signalé avoir eu un problème avec un logiciel malveillant au cours de l’année écoulée ».

Le directeur exécutif de la DCA, Tom Galvin, s’inquiète du fait que les gens ne soient pas conscients des conséquences : « De nombreux Américains ne réalisent pas qu’ils ouvrent une fenêtre sur leur maison lorsqu’ils branchent un dispositif de piratage sur leur réseau. Et s’ils occupent des emplois susceptibles d’affecter l’économie ou la sécurité nationale, par exemple, c’est la recette du désastre. »

D’une manière générale, la meilleure chose que vous puissiez faire pour minimiser le risque de compromission de vos appareils est de vous en tenir au téléchargement à partir de sources officielles et d’utiliser une solution de sécurité à jour qui puisse vous protéger contre les logiciels malveillants et autres menaces véhiculées par Internet.

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