Cinq conseils pour assurer la sécurité de vos bases de données

Cinq conseils pour assurer la sécurité de vos bases de données

Les cinq conseils clés pour assurer la sécurité de vos bases de données, surtout si celles-ci sont hébergées dans le nuage ou par une tierce partie.

Les cinq conseils clés pour assurer la sécurité de vos bases de données, surtout si celles-ci sont hébergées dans le nuage ou par une tierce partie.

Lorsqu’il est question de conseils en matière de sécurité et de prévention du piratage, on parle souvent de l’importance d’avoir un mot de passe fort, d’utiliser des applications de sécurité, de maintenir ses systèmes à jour et d’éviter les paramètres par défaut. En général, ces conseils constituent les protections les plus élémentaires et essentiels que tout gestionnaire de système doit prendre en compte. Cependant, selon le système que vous désirez protéger, vous devriez prendre certains autres points en compte.

Considérant le nombre alarmant de vol et de fuites de données, les cinq conseils clés suivants vous aideront à garder vos bases de données en sûreté, surtout si elles sont hébergées dans le nuage ou par une tierce partie.

  1. Contrôlez l’accès à la base de données

Comme le disait ma grand-mère, quand tous les petits-enfants voulaient l’aider en cuisine : « Trop de cuisiniers gâchent la sauce ».

Il s’avère finalement que ce vieil adage est tout à fait à propos quand on parle de sécurité informatique : quand trop de gens s’ingèrent dans quelque chose, le résultat est rarement positif.

IL VAUT MIEUX QUE VOUS LIMITIEZ LES AUTORISATIONS ET PRIVILÈGES AU MAXIMUM

Le même raisonnement s’applique aux bases de données : l’idéal est que vous limitiez les autorisations et privilèges au maximum.

Contrôler rigoureusement l’accès est la première étape pour tenir les attaquants loin de vos données. En plus des permissions de base du système, vous devriez aussi envisager de :

  • Limiter l’accès aux données confidentielles, à la fois pour les utilisateurs et les procédures – en d’autres mots, n’autoriser que certains utilisateurs et procédures à faire des demandes concernant les informations sensibles;
  • Limiter l’utilisation de procédures clés à quelques utilisateurs spécifiques seulement;
  • Dans la mesure du possible, éviter d’utiliser et d’accéder à ces données simultanément en dehors des heures d’affaires régulières.

La désactivation de tous les services et procédures que vous n’utilisez pas constitue une autre bonne idée, afin d’éviter que ceux-ci puissent être attaqués. De plus, les bases de données devraient dans la mesure du possible se trouver sur un serveur n’étant pas accessible directement via Internet, afin d’éviter que des informations ne puissent être révélées à des attaquants extérieurs.

  1. Identifiez les données sensibles et critiques

D’abord et avant tout, avant d’examiner les techniques et les outils de protection, il convient d’analyser et de déterminer quels renseignements importants doivent être protégés. Pour ce faire, il est important de comprendre la logique et l’architecture de la base de données, afin de pouvoir déterminer plus facilement où et comment les données sensibles seront stockées.

Toutes les données que nous stockons ne sont pas aussi critiques, et toutes n’ont pas toutes besoin d’être protégées, il n’est donc pas logique de consacrer du temps et des ressources à ce type d’information.

Nous vous recommandons également de dresser un inventaire des bases de données de l’entreprise, en tenant compte de l’ensemble de ces services. Bien connaître toutes les instances et bases de données de l’entreprise et tenir un registre de celles-ci constitue la seule façon de les administrer efficacement tout en évitant la perte d’informations.

De plus, un inventaire s’avère particulièrement utile lors d’une sauvegarde d’informations, afin d’éviter de laisser des données critiques en dehors du schéma.

  1. Chiffrez vos informations

Une fois les données sensibles et confidentielles identifiées, nous vous recommandons d’utiliser des algorithmes robustes pour chiffrer celles-ci.

Quand les attaquants exploitent une vulnérabilité et parviennent à accéder à un serveur ou un système, la première chose qu’ils tentent de voler est la base de données. C’est là un trésor précieux pour ces cybercriminels. En effet, les bases de données contiennent généralement plusieurs giga-octets d’informations précieuses. La meilleure façon de protéger une base de données est de la rendre illisible : ainsi, vous pourrez empêcher toute personne d’y accéder sans autorisation.

Vous trouverez davantage d’informations dans notre guide gratuit sur le chiffrement des informations pour l’entreprise.

  1. Anonymisez vos bases de données, même hors production

De nombreuses entreprises investissent du temps et des ressources pour protéger leurs bases de données productives, mais se contentent de faire une copie de la base de données originale lorsqu’elles développent un projet ou créent un environnement de test. Ces entreprises commencent alors à utiliser ces données dans des environnements beaucoup moins étroitement contrôlés, les exposant ainsi toutes les informations sensibles.

Le masquage, ou l’anonymisation, désigne un processus par lequel une version similaire est créée, qui conserve la même structure que l’original mais modifie les données sensibles afin que celles-ci demeurent protégées. En utilisant cette technique, les valeurs sont modifiées, tout en conservant leur format initial.

Les données peuvent être modifiées de différentes manières : en les mélangeant ensemble, en les cryptant, en mélangeant les caractères ou en substituant des mots. La méthode spécifiquement utilisée et les règles et formats à respecter seront à déterminer par l’administrateur. Quelle que soit la méthode utilisée, l’administrateur doit s’assurer que le processus est irréversible, c’est-à-dire qu’aucune rétro-ingénierie ne permette à quiconque de retrouver les données originales.

Cette technique est particulièrement utilisée – et recommandée – pour les bases de données faisant partie d’un environnement de test et de développement, puisqu’elle permet de préserver la structure logique des données tout en s’assurant que les informations sensibles des clients ne sont pas disponibles en dehors de l’environnement de production.

  1. Suivez les activités sur vos bases de données

Être conscient de la vérification et l’enregistrement du mouvement des données implique que vous sachiez quelles informations ont été traitées, quand, comment et par qui.

Disposer d’un historique complet des transactions vous permet de comprendre les schémas d’accès et de modification des données vous permet d’éviter les fuites d’informations, de contrôler les changements frauduleux et de détecter les activités suspectes en temps réel.

N’oubliez pas de suivre ces conseils et demeurez très prudent lorsque vous gérez et protégez vos bases de données. L’information qu’elles comprennent est très précieuse pour l’entreprise et très attrayante pour les attaquants; elles méritent donc certainement votre pleine attention.

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